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Crues éclair au Népal: aidez les personnes touchées

Vos dons permettent de soutenir l’aide d’urgence aux personnes sinistrées au Népal. Les équipes de la Croix-Rouge sont à l’œuvre pour répondre à l’urgence.

Kirghizistan: se protéger contre la prochaine catastrophe

Sous l’effet du réchauffement climatique, les aléas naturels gagnent en fréquence et en intensité. Aral, un village kirghize posé au pied d’une montagne, est à la merci des inondations et des coulées de boue lorsqu’il pleut à verse. La Croix-Rouge suisse (CRS) soutient les mesures de protection que le Croissant-Rouge local met en œuvre conjointement avec la population.

Aral, dans l’ouest du Kirghizistan, sous une pluie battante. Devant la maison d’Eshimkan Sarbaliev, le sol est détrempé. Le sexagénaire pointe du doigt la démarcation brune sur le mur: «L’eau a monté jusqu’ici. Elle a ruisselé des montagnes et inondé tout notre terrain.»

Des conséquences dramatiques pour les familles touchées par la pauvreté

Nous sommes en avril 2024, et il pleut sans discontinuer depuis plus de 48 heures. L’eau monte à vue d’œil. En l’espace de quelques minutes, l’entrée est inondée.

Une heure et demie plus tard, l’eau reflue. La famille se risque à sortir et découvre l’ampleur des dégâts. Tout est détruit, y compris la récolte de pommes de terre. Pour la famille, qui vit du lait de sa seule vache et de petits boulots, c’est un vrai coup dur. Les jours suivants, les équipes d’intervention du ministère kirghize des situations d’urgence aident à nettoyer la boue. Le Croissant-Rouge du Kirghizistan (CRK) soutient la famille par des dons d’espèces et de produits d’hygiène, mais l’incertitude demeure: ce drame va-t-il se reproduire?

Quand les extrêmes s’intensifient

Les inondations d’avril 2024 ont touché quatre villages de la région, où vivent plus d’un millier de personnes. Eshimkan Sarbaliev a grandi ici. Il voit bien que le climat change.

L’hiver, les chutes de neige sont moins abondantes, et les étés sont plus longs et plus chauds. Autrefois, on pouvait faucher trois fois par an. Aujourd’hui, seulement deux fois. Et quand il pleut, c’est à verse.
Eshimkan Sarbaliev

Il n’est plus exceptionnel d’avoir des températures supérieures à 40 degrés. Dans le même temps, les fortes précipitations et les inondations sont de plus en plus fréquentes. Les coulées de boue sont particulièrement destructrices. Rien qu’en 2025, le Kirghizistan en a enregistré pas moins de 250. Des milliers de foyers ont été touchés. Des maisons, des écoles et des rues ont été endommagées.

Des bénévoles s’organisent en prévision de la prochaine catastrophe

Dans les villages menacés, le Croissant-Rouge du Kirghizistan prépare la population à faire face aux catastrophes. Il associe à ce projet des bénévoles comme Khanzada Bekenova, une jeune fille de 18 ans qui vit à Aral. Elle a rejoint le Croissant-Rouge du Kirghizistan lorsqu’elle était en septième année scolaire. Dans son école, elle transmet ses connaissances sur le changement climatique et les réflexes à avoir en cas d’aléa naturel. Les enfants et adolescents, bien préparés, font ensuite passer ce savoir à leurs parents et grands-parents une fois chez eux.

L’école organise régulièrement des simulations, dans lesquelles les élèves s’entraînent à évacuer et à porter les premiers secours. Les réflexes appris sauvent des vies en cas d’urgence. En cheffe d’orchestre, Khanzada Bekenova encadre l’équipe des bénévoles de l’école, organise des réunions d’information et participe aux exercices. Son engagement s’inscrit dans une tradition familiale: à l’époque déjà, son grand-père avait aidé après une inondation. Un pont a été baptisé en son honneur.

Des mesures de prévention qui portent leurs fruits

Les sinistres ne sont pas inéluctables: en témoigne le village de Kara-Suu, dans la même région. Le Croissant-Rouge du Kirghizistan a drainé la région il y a dix ans. Avant ces travaux, les moisissures proliféraient dans les habitations, et les sols étaient tellement humides qu’il était quasiment impossible de cultiver la terre. Désormais, un canal de drainage permet à l’eau de s’écouler. Le sol est propice à la culture des légumes. L’air ambiant dans les maisons étant plus sain, la qualité de vie des familles s’est nettement améliorée.

Pour chaque franc investi dans la prévention, nous en économisons sept en aide d’urgence. Là où nous intervenons, elle est mieux préparée au changement climatique et aux risques naturels qui y sont liés.
Nurlan Derbishaliev
Nurlan Derbishaliev, délégué de la CRS au Kirghizistan

L’engagement de la Croix-Rouge suisse au Kirghizistan

Aux côtés du Croissant-Rouge du Kirghizistan, la Croix-Rouge suisse aide la population du pays à mieux se prémunir contre les catastrophes naturelles. L’objectif est de protéger les habitantes et habitants contre les inondations, les coulées de boue et autres aléas naturels, et de prévenir les destructions matérielles.

Quelques exemples de mesures mises en œuvre:

  • Renforcement des berges des cours d’eau et curage des canaux

  • Construction d’ouvrages de protection contre les coulées de boue

  • Plantation d’arbres et création d’espaces verts

  • Formation aux premiers secours et à la prévention de catastrophes

  • Soutien à des comités locaux de gestion des catastrophes dans le domaine de la préparation aux aléas naturels

Vivre dans la crainte d'une catastrophe naturelle – offrez de la confiance

Votre contribution permet à des familles vivant dans des régions particulièrement à risque au Kirghizistan et ailleurs de se prémunir contre les aléas naturels. Aidez-nous à agir !

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