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Les enfants réfugiés en Suisse doivent être protégés

La Croix-Rouge suisse plaide pour une meilleure protection des enfants dans le domaine de l'asile en Suisse. La Croix-Rouge suisse salue le rapport du Conseil fédéral, qui met en évidence la nécessité d’agir pour garantir leurs droits. Elle recommande d’optimiser les structures d’hébergement et d’encadrement, d’assurer un accès complet à la santé physique et mentale et de tenir compte de l’importance de la vie familiale pour le bien de l’enfant.

Communiqué aux médias du 2 avril 2026

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Tous les enfants ont des droits : à l’égalité de traitement, à la santé et à l’éducation, à la participation à la vie sociale. Le rapport du Conseil fédéral publié hier reconnaît que le principe du bien de l’enfant n’est pas encore appliqué de manière systématique dans la pratique du domaine de l’asile et des étrangers. Afin de garantir la protection des enfants réfugiés, le rapport identifie des besoins d’action et formule des recommandations, dont l’introduction d’une procédure standardisée pour l’évaluation du bien de l’enfant.

Le fait que le Conseil fédéral mentionne explicitement ce potentiel d’action et annonce la constitution d’un groupe de travail représente une étape importante. La Croix-Rouge suisse appelle à intensifier les efforts déployés d’un côté par la Confédération et les cantons et, de l’autre, par les œuvres d’entraide et la société civile.

Un enfant est un enfant : un changement de paradigme est nécessaire pour mettre leur condition d’enfant au centre et tenir compte de leur vulnérabilité. Une optimisation des structures d’hébergement et d’encadrement, un accès complet à la santé physique et mentale et la garantie du droit à la vie familiale en sont les premiers jalons.

Un hébergement et un encadrement adapté aux enfants

La violence, les privations et la contrainte sont souvent le lot des enfants forcés à l’exil. La Croix-Rouge suisse plaide pour que leur vulnérabilité soit mieux prise en compte dans les structures d’accueil et d’encadrement. Les enfants doivent y être protégés de toute violence physique et psychique. Ils doivent y disposer d’espaces respectant leur sphère privée et propices à leur développement. Un encadrement délivré par du personnel qualifié est indispensable.

Accès à la santé

Dès l'arrivée en Suisse les besoins de thérapie et de soutien physiques et psychiques doivent être systématiquement recensés. L'accès à des offres adaptées doit être garanti. La prévention ciblée en matière de santé psychique implique que les jeunes réfugiés bénéficient d’une approche du stress adaptée aux enfants et aux jeunes et qu’ils acquièrent des compétences pour le réduire. Pour ce faire, il est nécessaire de promouvoir de manière ciblée des offres psychoéducatives à destination des enfants et des adolescents. L’obligation de protection des enfants dans le domaine de l’asile implique également de les accompagner avec bienveillance dans le passage à la vie de jeune adulte, en particulier pour les mineurs non accompagnés.

La vie familiale est déterminante pour le bien de l’enfant

Le bien-être des enfants comprend également leur droit à une vie familiale. Les enfants séparés de leur famille souffrent. L’impossibilité de vivre avec leurs parents ou avec des membres de leur famille après l’exil accroît encore leur vulnérabilité. Souvent, cette séparation familiale et l’inquiétude qu’ils nourrissent pour leurs proches pèsent sur leur intégration.

Privés de protection parentale, les enfants et les adolescents réfugiés en Suisse dépendent entièrement de la protection de l’État. La Croix-Rouge suisse encourage à concevoir cette responsabilité de protection de la manière la plus complète possible, dans l’intérêt du bien de l’enfant. Cela inclut également des conditions-cadres permettant, autant que possible, la cohabitation avec la famille.

Contactez notre porte-parole Joëlle Etienne

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