Victimes des catastrophes oubliées

Nous n’oublions pas les plus pauvres

Dans de nombreux pays, des êtres humains souffrent, loin des projecteurs, des conséquences de la pauvreté, de la guerre, des violences, des persécutions, du changement climatique, des épidémies, des pénuries d’eau ou du manque de nourriture. Nous ne les oublions pas.

Samira est une petite fille pleine de vie. Aujourd’hui, accroupie devant sa hutte en torchis à Gambaga, dans le nord du Ghana, elle est occupée à dessiner à la craie sur le sol. Il y a trois jours, pratiquement au même endroit, elle était assise, apathique, sur un banc. Pour elle, pas d’école, pas de dessins, pas de jeux avec ses frères et sœurs, pas même de corvées domestiques – elle aurait bien voulu pourtant, mais elle ne pouvait pas. Samira comptait alors parmi les 1,4 million d’enfants qui, de par le monde, sont victimes de la cécité liée à la pauvreté. Touchée aux deux yeux par la cataracte, elle avait, petit à petit, fini par perdre totalement la vue, comme tant d’autres personnes dans les pays du Sud.

Aucun de ses proches, accaparés par leur propre survie, n’avait vraiment de temps à lui consacrer. Samira était en principe condamnée à une vie de solitude, de ténèbres et de dépendance. En principe. Car Samira a eu de la chance. La Croix-Rouge suisse (CRS) n’oublie pas les laissés-pour-compte. Les bénévoles de la Croix-Rouge sont déployés jusque dans les régions les plus reculées de la planète, où ils sensibilisent sans relâche les habitants aux questions de santé et d’hygiène. C’est grâce à eux que Samira a pu être opérée et qu’elle a enfin retrouvé les bancs de l’école ainsi que le plaisir de jouer avec ses camarades.

Une détresse qui ne s’efface pas

Tandis que le regard du public est sans cesse happé par la dernière crise en date, la détresse de tous ces hommes, femmes et enfants vivant dans des villages isolés demeure une triste réalité. Soudan du Sud, Égypte, Paraguay, Kirghizistan, Ghana ou encore Togo: certaines tragédies font les gros titres jour après jour, d’autres jamais. Dans le monde, plus de 125 millions de personnes ont aujourd’hui besoin de toute urgence d’une aide humanitaire. Il y a dix ans, elles étaient 32 millions, un chiffre déjà difficile à concevoir. On dénombre par ailleurs 60 millions de migrants forcés, soit l’équivalent de la population de la France. Or, sur ce total, seule une minorité a fui son pays d’origine, la plupart des réfugiés – 41 millions selon l’ONU – étant des déplacés internes.

Une aide aux populations touchées

La CRS apporte son aide aussi longtemps que nécessaire aux populations vulnérables des régions les plus pauvres de la planète. Là où il n’y a pas d’eau potable. Là où les enfants meurent de maladies évitables. Là où le don de sang n’a rien d’une évidence. Là où l’accès aux services de santé est loin d’être garanti. Là où la reconstruction requiert un savoir-faire solide et du matériel adapté. Dans 30 pays.

Merci de contribuer vous aussi à notre action en faveur de ces personnes et de leur offrir ainsi une lueur d’espoir.