Transfusion sanguine

L’Egypte, plus tributaire que jamais du don du sang

Les violences qui ont embrasé l’Egypte ont fortement accru la pression sur le Service national de transfusion sanguine, soutenu par la Croix-Rouge suisse (CRS). Afin que les nombreux blessés soient secourus, des donneurs supplémentaires sont recrutés.

«Nombre de manifestants sont prêts à donner de leur sang», déclare le Dr Afaf Ahmet, directrice du Service national de transfusion sanguine. Comme pendant la révolution de 2011, les employés de la structure descendent dans la rue pour mobiliser des candidats au don. Selon les données du ministère de la santé, 52 personnes ont été tuées et 2600 blessées lors des grandes manifestations qui ont conduit le 3 juillet dernier à la destitution du président Morsi.

La CRS encadre depuis 1997 la réforme du dispositif transfusionnel égyptien. Dans ce cadre, un Service de transfusion sanguine centralisé doté de plusieurs antennes régionales a été créé. Opérant en conformité avec les normes internationales, celui-ci est désormais seul responsable de la collecte du sang, de la qualification biologique des dons et de l’approvisionnement du pays – autant d’activités autrefois assurées par plus de 300 hôpitaux. Un système informatique est actuellement mis en place pour mieux relier les centres entre eux et garantir la traçabilité du sang. Le projet est financé par le Secrétariat d’Etat à l’économie suisse (SECO) et mis en œuvre par la CRS.