Action de la CRS sur le terrain

Bolivie: Evo aspire à un avenir meilleur

Evo, jeune orphelin de 14 ans vit avec ses grands-parents à Urifaya, dans l’une des régions les plus pauvres du haut-plateau bolivien.

©  SRK/CRS

Evo a un rêve: il aimerait devenir médecin ou enseignant. Avec l’aide de la Croix-Rouge suisse (CRS), les habitants d’Urifaya ont déjà obtenu trois instituteurs de plus pour l’école du village. Mais pour Evo, orphelin, la route est encore longue.


Evo avait tout juste quatre ans lorsque sa mère est décédée d’une complication intervenue lors de la naissance de son quatrième enfant. Elle aurait probablement été sauvée si elle avait pu bénéficier d’une assistance médicale. Mais aucun médecin n’était alors présent à Urifaya, un village de montagne du sud-ouest de la Bolivie. Les efforts des grands-parents d’Evo pour sauver le nouveau-né ont eux aussi été vains: il est mort une année plus tard. 


Aujourd’hui, Evo a 14 ans et vit chez ses grands-parents avec son frère. Il aimerait devenir médecin ou enseignant, mais entre les travaux des champs et les heures de marche qui le séparent de l’école, il ne lui reste que peu de temps pour étudier.

«Plus tard, j’aimerais devenir médecin ou enseignant.»
Evo Gonzalez, 14 ans, Urifaya (Bolivie)

Grâce à une demande déposée auprès des autorités avec l’aide de la CRS, la population d’Urifaya a déjà obtenu l’engagement de trois instituteurs supplémentaires à l’école du village.

Mais la route est encore longue. Pour que son rêve se réalise, Evo devrait se rendre à l’école secondaire, située dans la ville éloignée de Poco Poco. Sa famille serait alors contrainte de déménager et ferait face à un avenir incertain. Afin de freiner l’exode rural sur le haut-plateau bolivien, la CRS œuvre à l’amélioration des conditions de vie dans des villages comme Urifaya.

«Nous prêtons main-forte aux habitants pour qu’ils puissent rester dans leurs villages.»
Juan Pablo Peñaranda, Croix-Rouge suisse