Journée mondiale des premiers secours

Seule une personne sur deux ose porter assistance

Une récente étude commandée par la Croix-Rouge suisse et Helsana donne à réfléchir: la moitié des personnes interrogées ne se sentent pas en mesure de prodiguer les premiers secours dans une telle situation. A l’occasion de la Journée mondiale des premiers secours, le 12 septembre, la Croix-Rouge attire l’attention de l’opinion sur l’importance des gestes qui sauvent.

Lorsqu’une personne est victime d’un malaise ou d’un accident, il est essentiel de réagir dans les meilleurs délais et de lui prodiguer les gestes qui sauvent jusqu’à l’arrivée des secours professionnels. Grâce aux premiers secours, il est possible de prévenir des séquelles ou de limiter leur gravité, voire de sauver des vies.

La Croix-Rouge suisse (CRS) et l’assureur-maladie suisse Helsana ont confié à sotomo une étude représentative sur les comportements et les compétences de la population suisse en matière de premiers secours. Bilan: si la volonté de porter assistance est élevée au sein de la population, un sondé sur deux ne dispose pas de connaissances suffisantes.

Des notions oubliées

Faute de connaître les bons réflexes, certaines personnes hésitent à prêter assistance. L’une des raisons de ce manque d’assurance est que le dernier cours de premiers secours suivi remonte souvent à de nombreuses années – en moyenne à quinze ans. Dès lors, beaucoup de notions ont été oubliées. «Grâce à la large offre de cours et de perfectionnements en premiers secours proposés par ses organisations de sauvetage, la CRS contribue de façon importante à ce que chaque personne en Suisse dispose des compétences nécessaires pour aider en cas d’urgence médicale», souligne Markus Mader, directeur de la CRS.

Une grande partie des personnes interrogées qui ne se sentent pas capables d’intervenir en cas d’urgence sont convaincues que des cours de répétition réguliers leur donneraient de l’assurance. La demande pour que les cours de premiers secours soient intégrés à la formation obligatoire est élevée. La majorité des sondés estiment également que même à l’ère numérique, ces cours devraient être dispensés de manière traditionnelle, c’est-à-dire en présentiel. Chose surprenante, les jeunes sont aussi de cet avis.

La CRS et Helsana s’engagent ensemble pour qu’en Suisse, chacun soit en mesure de porter assistance en cas d’urgence.

A propos de l’étude

L’enquête de la CRS et d’Helsana menée par l’institut de recherche sotomo fournit un éclairage sur la question des premiers secours en Suisse. En juillet 2020, 3000 personnes de Suisse romande, alémanique et italienne ont été interrogées. Les panels en ligne de sotomo et d’intervista ont constitué la base du sondage. Les résultats de l’étude ont été pondérés pour être représentatifs de la population suisse âgée de 18 ans et plus et intégrée sur le plan linguistique.

Journée mondiale des premiers secours

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge attire l’attention sur l’importance des gestes qui sauvent à l’occasion de la Journée mondiale des premiers secours, qui a lieu chaque année le deuxième samedi de septembre.