Nageurs sauveteurs

La carte en ligne aquamap.ch contribue à prévenir les noyades

La carte en ligne recense les tronçons de natation dangereux des rivières et des lacs en Suisse.

Aquamap.ch est destiné à indiquer en ligne les lieux de baignades présentant des dangers potentiels élevés ou faibles en Suisse. Les données de la brigade du lac de la police cantonale de Zurich ainsi que celles de la police de Zoug, Saint-Gall, Thurgovie, Glaris et Schwyz sont déjà répertoriées. Maintenant 80 bénévoles explorent les sites locaux. Ils les photographient et indiquent les coordonnées ainsi que les facteurs d'amusement et de danger.

Markus Obertüfer, secrétaire central de la SSS, explique la raison sous-jacente au lancement de ce projet ambitieux par les nageurs-sauveteurs: «Les nageurs sauveteurs ont tissé entre eux un réseau relationnel qui fonctionne bien. L'échange mutuel d'expériences permet de discuter de situations délicates à propos des eaux suisses, d'établir un classement fondé et de mettre à la disposition des usagers des informations optimales.»

L'idée d'une carte des risques n'est pas entièrement nouvelle, mais le projet en ligne comporte des défis particuliers, comme l'explique le nageur sauveteur Bernhard Fleuti: «Il aura fallu 25 ans pour donner à la carte de l'Aar sa forme actuelle. aquamap.ch s'est donné deux ans pour répertorier la totalité des zones dangereuses et des tronçons de natation en Suisse et ce, de façon visuellement attrayante. Personne ne l'a jamais fait, même dans les pays européens voisins.»

L'année dernière, l'idée d'une carte de Suisse des nageurs sauveteurs s'est concrétisée et a d'abord été testée grâce à un prototype. Une fois le développeur de logiciel retenu, la réalisation a avancé en plusieurs étapes. Bernhard Fleuti s'est investi bénévolement pendant un nombre incalculable d'heures au cours des derniers mois, en plus de son emploi à temps plein comme consultant TIC: «Le meilleur logiciel ne sert à rien en l'absence de données à afficher. Désormais, les sections se pressent de recenser nos zones propices à la baignade et les tronçons de natation. Parallèlement, nous avons procédé aux dernières corrections du logiciel et à la finalisation du développement d'une application pour iPhone.»