Proches soignants

Les bons de répit, pour prévenir l’épuisement

Les personnes qui soignent un proche malade ou âgé à domicile risquent elles-mêmes l’épuisement, raison pour laquelle il est important qu’elles s’accordent régulièrement des moments de détente. La Croix-Rouge fribourgeoise l’a bien compris, qui leur offre depuis peu des bons de répit.

Fabienne B., 72 ans, s’occupe de son mari, atteint de la maladie de Parkinson. L’état de santé de ce dernier se dégrade en permanence, à tel point qu’il n’est plus suffisamment autonome pour pouvoir rester seul chez lui. Fabienne B. doit être à ses côtés jour et nuit, sept jours sur sept. Elle se consacre toute entière à son mari, n’a plus ni loisirs ni contacts sociaux et se retrouve dans un état proche de la dépression. Les services d’aide et de soins à domicile lui conseillent alors de s’adresser au service d’Aide aux proches de la Croix-Rouge fribourgeoise.

Un peu de repos pour 15 CHF de l’heure

La prise en charge d’un proche est une tâche très pesante. Trop souvent, les personnes concernées oublient de penser à leurs propres envies et besoins, et il arrive qu’elles finissent par être elles-mêmes victimes d’un phénomène d’épuisement physique et moral.

C’est pourquoi la Croix-Rouge fribourgeoise a décidé de soutenir les proches qui s’occupent d’une personne souffrant de démence ou d’une autre maladie fortement invalidante en leur octroyant des bons de répit au tarif de 15 CHF par heure. L’association s’engage à financer cette mesure et à fournir les ressources nécessaires, sachant que le coût horaire effectif d’une telle prestation s’élève à 52 CHF. La plupart du temps, les proches soignants qui auraient justement besoin d’un tel soutien n’ont pas les moyens de se l’offrir. Seul le remplacement par un-e auxiliaire de santé de la CRS leur autorise ainsi de courts mais précieux moments de répit.

Le temps d’aller chez le coiffeur

Grâce à ces bons, Fabienne B. peut aujourd’hui enfin se permettre de sortir de chez elle pour aller chez le coiffeur ou rendre visite à une amie. Pendant ce temps, une auxiliaire de santé CRS s’occupe de son mari, l’assiste dans ses exercices de mobilisation, lui prépare à manger ou l’accompagne dans une promenade. Fabienne B. n’est pas inquiète, elle le sait entre de bonnes mains.