Dementia Care – offre d’aide de la CRS

Pour que la vie suive son cours

Nadia, Corinne et Nicole s’occupent de leur papa atteint de démence. Heureusement, elles peuvent compter sur la prestation Dementia Care de la CRS, un soutien très apprécié par les trois sœurs.

À PROPOS
La CRS près de chez vous

Avec Dementia Care, la CRS propose à un tarif socialement acceptable une aide aux proches de personnes atteintes de démence. Le nom de l’offre et les prestations disponibles peuvent varier d’un canton à l’autre. Pour toute question concernant ce service et le tarif horaire dans votre région, contactez l’association cantonale Croix-Rouge dont vous dépendez. Par ailleurs, vous trouverez sur la plateforme proche-aidant.ch des conseils sur la prise en charge de personnes tributaires de soins.
Dementia Care bénéficie du soutien de Johnson & Johnson.

Texte: Célia Francillon

«Vous ne montrerez pas les photos à ma femme!», s’exclame en riant Marcel Schrenk*. Assis sur le canapé à côté d’Yvette Dousse, l’auxiliaire de santé de la Croix-Rouge suisse (CRS), le fringuant octogénaire se prête avec humour au jeu de la séance photo. Un brin coquet, il a même tenu à se raser avant de passer devant l’objectif. Souriant et énergique, on ne lui donne pas ses 81 ans. Avec Yvette, ils parlent et rient sans arrêt. L’entente est parfaite, la complicité évidente. Mais parfois, au détour de la conversation, son regard se vide. Ses yeux s’égarent. L’homme ne se souvient plus pourquoi il est là, ce qu’il a fait ou dit quelques instants plus tôt. Avec patience et tact, Yvette lui répète alors gentiment et inlassablement ce dont il doit se souvenir pour ne pas perdre le fil de sa journée.

Un papa qui a besoin d’aide

Atteint de démence depuis plusieurs années, cet ancien patron indépendant a longtemps pu compter sur l’aide d’Edith, sa femme. Celle-ci refusait tout soutien extérieur, n’autorisant que leurs trois filles et leurs petits-enfants à leur prêter main-forte. Mais la vie de cette famille fribourgeoise bascule le 30 septembre 2015. Mme Schrenk se casse la hanche et doit être hospitalisée quelques semaines, puis placée dans un home pendant plusieurs mois. Il devient alors impossible pour son époux de rester seul à la maison. Ce sont les trois filles du couple, Nadia, 49 ans, Corinne, 50 ans, et Nicole, 52 ans, qui doivent prendre en charge l’organisation du quotidien. Entre la gestion des repas, le ménage et les rendez-vous chez les médecins, l’emploi du temps de ces trois mères de famille, qui ont déjà chacune un foyer dont s’occuper, est bien rempli. «Cela demande beaucoup d’organisation et de coordination. Nous nous impliquons aussi bien par amour que par obligation. Et c’est très fatigant», reconnaissent-elles unanimement. Cela est aussi éprouvant sur le plan émotionnel, tant il leur est pénible d’assister à la détérioration de l’état de santé de leur père. Ce sont elles maintenant qui s’occupent de lui, une inversion des rôles qui les attriste et n’est pas toujours facile à accepter.

Le soutien de la Croix-Rouge

Mais les trois sœurs, très soudées, ne se laissent pas abattre. Après l’accident de leur mère, elles contactent la Croix-Rouge fribourgeoise et sont rassurées par l’accueil reçu et l’efficacité de la prestation. «Nous nous sommes senties comprises. C’est comme si la personne en charge du dossier nous connaissait déjà, expliquent-elles. Nous avons été soulagées de constater qu’il y a des gens pour aider. Et surtout, nous ne nous sommes pas senties jugées.»

«Nous avions peur que notre papa n’accepte pas l’aide d’une inconnue. Mais les auxiliaires de santé sont très bien formées et pleines de tact.»

Rapidement, la Croix-Rouge fribourgeoise envoie une auxiliaire de santé chez M. Schrenk. Les sœurs sont enchantées par son professionnalisme et sa gentillesse. «Il n’a pas fallu expliquer deux fois où se trouvaient les choses et quels étaient les petits rituels de notre papa: elle a tout de suite compris», s’enthousiasment-elles. Aujourd’hui, Mme Dousse continue de se rendre deux fois par semaine chez M. Schrenk, et toujours avec autant de plaisir. «La seule chose que nous regrettons, c’est de ne pas avoir contacté la Croix-Rouge plus tôt. Nous avions peur que notre papa n’accepte pas l’aide d’une inconnue. Mais les auxiliaires de santé de la Croix-Rouge sont très bien formées et savent s’intégrer dans un foyer avec tact.»
Au salon, des éclats de rire continuent de fuser. La séance photo est presque terminée. Midi approche et Mme Dousse s’apprête à préparer le repas qu’elle prendra avec M. Schrenk. Dans quelques semaines, son épouse rentrera enfin à la maison. Il faudra peut-être revoir l’organisation de l’aide à domicile. Mais avec le soutien de la Croix-Rouge, les trois sœurs se sentent en confiance pour affronter les aléas du quotidien. La vie continue, presque normalement.

*Nom modifié