Loi sur l'asile et dignité humaine

En décembre dernier, les Chambres fédérales ont approuvé la révision de la loi sur l’asile et la nouvelle loi sur les étrangers. Le 24 septembre prochain, le peuple se prononcera sur ces projets. La Croix-Rouge suisse (CRS) redoute que certaines des dispositions de ces textes ne pénalisent les plus faibles de notre société.

La CRS sait par expérience que la loi actuelle plonge déjà nombre d’entre eux dans une grande détresse. L’entrée en vigueur de la loi révisée ne ferait qu’aggraver la situation.

Sous la nouvelle loi, les autorités n’entreraient plus en matière sur la demande de requérants qui ne leur remettent pas de papiers d’identité dans un délai de 48 heures. Les dérogations sont réglées de manière telle que la protection des personnes réellement persécutées ne serait plus assurée.

A l’avenir, tous les requérants déboutés pourront être exclus de l’aide sociale. Des personnes particulièrement vulnérables – personnes âgées, malades, femmes avec enfants et mineurs non accompagnés – se retrouveraient de fait à la rue, au mépris des règles d’humanité.

Les migrants frappés d’une décision de renvoi qui s’opposent à leur départ et refusent de collaborer avec les autorités pourraient être placés en détention pour une durée pouvant atteindre deux ans. Cette mesure serait cruelle si elle séparait les membres d’une même famille.

Les requérants qui demandent l’asile ne peuvent pas tous rester en Suisse. L’Etat doit se doter de moyens pour lutter contre les abus. Mais ceci ne peut en aucun cas justifier une atteinte à la dignité humaine.

Le dépliant à télécharger dans la colonne à droite revient sur les problèmes inhérents au projet. La CRS ne donne pas de consignes de vote. Elle se borne à sensibiliser la population dans le souci de préserver le Principe d’humanité. Elle s’engage en outre en faveur de l’aide au retour, approche qui ouvre la voie à des solutions humaines.