Prévention des catastrophes

Protéger les populations contre les risques de catastrophe

Face à l’intensification des phénomènes extrêmes causée par le changement climatique, la Croix-Rouge suisse (CRS) renforce ses activités de prévention et de préparation aux catastrophes aux quatre coins du monde.

Les catastrophes naturelles et climatiques extrêmes ont des répercussions toujours plus dramatiques, en particulier sur les populations pauvres des pays en développement. Plus fréquents, ces événements gagnent également en intensité. Entre 2000 et 2010, inondations, sécheresses et tempêtes ont ainsi menacé chaque année l’existence de plus de 200 millions d’êtres humains. Il n’est pas rare que des villages entiers se retrouvent privés de toit et de source de nourriture, sans oublier les conséquences en termes de santé pour les habitants.

Quand la menace prend corps

Le terme «catastrophe naturelle» est réservé aux événements naturels qui affectent l’homme, détruisent des biens nécessaires à sa survie ou menacent sa vie. Une avalanche ou un glissement de terrain ne constitue pas en soi une catastrophe naturelle, mais le devient si des personnes ou des villages se retrouvent ensevelis ou si des infrastructures sont détruites.

Les catastrophes, obstacles au développement

Dans les pays et régions particulièrement exposés, la gestion des catastrophes, petites ou grandes, se fait souvent au détriment du développement ou de la lutte contre la pauvreté. La prévention, quant à elle, ne revêt pas un caractère prioritaire. En effet, les pays en développement préfèrent investir le peu de moyens qu’ils ont dans l’amélioration de leur système de santé, dans la formation ou dans la lutte contre la pauvreté. Il est donc d’autant plus essentiel pour la CRS d’aider les populations de ces régions à mieux se prémunir contre les répercussions des événements extrêmes.

Les plus démunis sont aussi les plus mal lotis

Les populations pauvres sont beaucoup plus exposées aux risques naturels que les populations riches. Faute de moyens pour aller vivre ailleurs, elles occupent des habitations précaires bâties à des endroits dangereux, et n’ont guère la possibilité de se préparer à la survenue de catastrophes. Ainsi, il n’est pas rare qu’elles perdent tout ce qu’elles possèdent, y compris leurs moyens de subsistance. Sans économies ni assurance qui leur permettraient de s’en sortir, elles n’ont d’autre choix que de repartir de zéro. 

C’est pourquoi la CRS porte secours aux habitants les plus vulnérables de ces régions particulièrement exposées. Elle s’engage toujours plus dans la réduction des risques, œuvrant notamment au renforcement de la réactivité en vue d’une protection efficace contre les catastrophes ainsi qu’à la prévention durable de celles-ci. De fait, chaque franc investi dans ce domaine permet à long terme d’éviter des frais bien plus importants.