Saint-Martin et Dominique

Ouragans Irma et Maria: un an après

Voilà un an, deux ouragans – Irma et Maria – s’abattaient sur différentes îles des Caraïbes, causant des destructions majeures en l’espace de quelques jours. La CRS allait alors déployer l’une des plus vastes opérations d’aide d’urgence de son histoire.

En septembre 2017, nous recevions des Caraïbes des images pour le moins dramatiques. En l’espace de deux semaines, les îles de la région venaient d’être balayées par deux ouragans successifs. Avec des conséquences désastreuses: dans la partie néerlandaise de Saint-Martin, Irma avait laissé dans son sillage un aéroport pratiquement coupé du monde; à la Dominique, Maria avait détruit près de 90% des bâtiments.

Aide d’urgence: treize délégués en trois mois

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge n’a pas tardé à réagir à la catastrophe, la Croix-Rouge suisse (CRS) concentrant ses efforts sur la partie néerlandaise de Saint-Martin et sur la Dominique. Des logisticiens spécialisés dans ce genre d’opérations y ont coordonné la réception des biens de secours et leur acheminement aux communes et aux familles touchées. Au cours des premiers mois, 25 000 habitants de Saint-Martin ont reçu un soutien sous la forme de denrées alimentaires, d’eau potable et de bâches. Plus de 3000 écoliers issus de familles en détresse ont en outre bénéficié d’un repas chaud par jour. Une ingénieure de la CRS est par ailleurs intervenue à la Dominique afin de mener les évaluations préalables à la reconstruction et de soutenir dans cette optique les partenaires de la Croix-Rouge.

Ce fut en fin de compte l’une des plus grandes opérations de la CRS au lendemain d’une catastrophe: en trois mois, treize spécialistes de l’aide d’urgence ont été dépêchés sur place – cinq à la Dominique et huit dans la partie néerlandaise de Saint-Martin, où, au-delà de la phase d’aide d’urgence initiale, des logisticiens de la CRS ont contribué à la reconstruction.

La Croix-Rouge poursuit son engagement

La catastrophe a frappé la région entière, et les populations en subissent aujourd’hui encore le contrecoup. De nombreuses maisons doivent toujours être reconstruites, les chantiers étant retardés par les difficultés à importer les matériaux nécessaires. A Saint-Martin, sous la houlette de la Croix-Rouge néerlandaise, les habitants reçoivent l’assistance dont ils ont besoin sous la forme de bons leur permettant d’acquérir des matériaux de construction, mais aussi d’ateliers d’initiation à des techniques de construction éprouvées.