Haïti

Investir dans l’avenir de la population haïtienne

Le 12 janvier 2013, trois ans se sont écoulés depuis le violent séisme qui a dévasté Haïti. Dans la zone rurale sinistrée des alentours de Léogane, cent maçons terminent leur formation. Signe que les habitants de l’Etat insulaire des Grandes Antilles sont prêts à aller de l’avant.

Après le séisme destructeur du 12 janvier 2010, la Croix-Rouge suisse (CRS) est intervenue à Palmiste-à-Vin – commune de montagne située sur les hauteurs de la ville côtière de Léogane – pour y construire 600 habitations et aménager une alimentation en eau potable. A l’issue de ce chantier de relogement, la Croix-Rouge a organisé un cours de trois mois à l’intention de 98 hommes et de deux femmes. Conjointement avec la Croix-Rouge allemande et le Centre de compétence reconstruction de la Direction du developpement et de la coopération (DDC), des professionnels du bâtiment de la CRS ont dispensé aux participants une formation théorique et pratique à la construction antisismique. Un local destiné à abriter la Croix-Rouge ainsi que des centres communaux et des petits commerces ont été édifiés. «Ces jeunes issus de la petite paysannerie ont ainsi une chance de s’assurer un revenu et de mettre en pratique chez eux ou dans leur village les compétences qu’ils ont acquises», déclare Fabio Molinari, responsable du programme.

Autre investissement dans l’avenir: les mesures mises en œuvre par la Croix-Rouge pour améliorer l’état de santé de cette population rurale. Afin de protéger cette dernière d’une nouvelle flambée de choléra – maladie qui sévit ici de façon récurrente – une équipe médicale locale intervient dans les villages et les hameaux reculés de Palmiste-à-Vin pour sensibiliser les habitants aux règles d’hygiène qui permettent de se prémunir contre l’infection. Des comités villageois désinfectent maisons et latrines. La construction de 1200 latrines financées par la CRS sera achevée en 2013.

Des spécialistes de la CRS forment les collaborateurs du nouveau Service de transfusion sanguine géré par la Croix-Rouge haïtienne à Port-au-Prince, la capitale. Depuis la destruction de l’ancien centre par le tremblement de terre, ceux-ci sont ainsi de nouveau en mesure de fabriquer des produits destinés à assurer la coagulation en cas de carence en plaquettes.