Si la Suisse entretient des liens économiques forts avec le Japon, où elle compte de nombreux établissements, collaborateurs et fournisseurs, cette relation a aussi une dimension humaine, comme le montre l’immense élan de solidarité soulevé par la catastrophe de l’an passé.
En l’espace de quelques jours, Switcher avait déjà créé un t-shirt spécial Japon, dont le produit des ventes a été reversé à la CRS.
Axa Winterthur, le Credit Suisse, SIX Group ou encore Swiss Re ont récolté des fonds auprès de leurs collaborateurs et augmenté cette somme d’un don d’entreprise. Au sein du groupe Emil Frey, qui importe des marques automobiles japonaises, collaborateurs, partenaires commerciaux et clients se sont engagés main dans la main. La société Nissan a elle aussi organisé une vaste action de collecte.
Certaines entreprises ont très rapidement commercialisé des produits spécifiques, à l’image de Switcher, qui n’a eu besoin que de quelques jours pour créer et mettre en vente un t-shirt «spécial Japon». La société Luminox a lancé la montre «Luminox Red Cross Japan Tsunami Aid Fund Watch» et fait don de l’essentiel du produit des ventes. Tally Weijl a reversé à la CRS 50% des recettes tirées de la vente de ses sacs en papier. Grâce à la société Loylogic, les passagers volant fréquemment avec la compagnie Etihad ont pu faire don de leurs miles.
A Zurich, le restaurant japonais «Bimi» a fait appel à la générosité de ses clients et reversé le chiffre d’affaires d’un soir à la CRS. Divers organisateurs d’événements ont renoncé à une partie de leurs gains. C’est ainsi que les recettes des matches de football du Servette FC et de l’Association liechtensteinoise de football ont bénéficié aux victimes de la catastrophe japonaise.
Et la solidarité est toujours d’actualité. Le 16 mars 2012, en collaboration avec la galerie ARTseefeld, la «Zurich International Women Association» organise à Zurich une vente aux enchères de photographies.
