Le premier rapatriement d’un patient par la Rega date de mai 1960. Actuellement, la Garde aérienne suisse de sauvetage rapatrie chaque année, du monde entier, plus de 700 patients grâce à ses trois avions-ambulance.
Zurich-Kloten : transbordement d’un patient au moyen d’une civière improvisée. Photo: Rega
Mai 1960 : premier rapatriement de France en Suisse
Fondée en 1952, la Garde aérienne de sauvetage est encore jeune lorsqu’elle ramène pour la 1ère fois de l’étranger un patient sérieusement malade par avion. Ce premier rapatriement a lieu en mai 1960 de Châlons-sur Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne), en France, vers la Suisse. L’avion utilisé pour cette mission et les prochaines est un Piaggio P-166, propriété de l’éditeur Armin Meyer.
Fritz Bühler dirige en pionnier la Garde aérienne de sauvetage dès 1960. Il tisse des liens avec des hommes d’affaires et les persuade de l’aider. Le banquier Peter Bär met ainsi son propre appareil à disposition des transports de patients. Quant à l’éditeur Armin Meyer, il pilote carrément lui-même son avion lors de rapatriements. Son Piaggio P-166 immatriculé HB-LAY est régulièrement utilisé de 1961 à 1964 pour les transports ambulance de la Garde aérienne de sauvetage.
Mai 2010 : rapatriement de Chine d’une patiente en soins intensifs
Aujourd’hui, la Rega engage pour les rapatriements ses trois avions-ambulance, de type Challenger CL 604. Avec ces derniers, il est possible de rapatrier du monde entier des patients nécessitant des soins intensifs, le tout dans un délai adéquat. A l’image de ce week-end, lorsqu’une patiente souffrant d’une maladie aiguë a pu être rapatriée en Suisse depuis Pékin.
Si la Rega effectue ce type de rapatriement longue distance plusieurs fois par an, elle doit néanmoins toujours répondre à des exigences particulières des planificateurs de vol, du chef de mission, du personnel soignant, des médecins ou des pilotes. La mission vers Pékin a débuté en début d’après-midi, le jeudi 13 mai 2010, après une intense phase de préparation. L’aller et le retour se sont déroulés via Novosibirsk, en Russie, où un ravitaillement en carburant était prévu. Au total 21 heures de vol comptabilisées, dont 11 heures avec la patiente ; le rapatriement s’est terminé le samedi 15 mai avec son transfert vers un hôpital suisse.

Les projets d’envergure de la Rega en bonne voie
Le sauvetage aérien répond aux besoins de la population suisse, quelle que soit la conjoncture. L’an dernier, la Rega a amélioré ses prestations dans le domaine de la médecine intensive d’urgence en vol et lancé des projets d’envergure.
Un avion-ambulance Rega avec médecine aérienne de pointe : une machine coeur-poumon à bord de l’ avion pour la 1ère fois en 2009. Photo: Rega
L’activité de la Rega découle essentiellement du comportement des Suisses durant leurs loisirs et leurs voyages. En 2009, le nombre de missions de sauvetage est quasi identique à celui de l’année précédente, avec plus de 14'000 interventions. Les hélicoptères de la Rega ont été légèrement plus sollicités qu’en 2008. Au niveau des rapatriements, la baisse des séjours à l’étranger a été significative avec à la clé, un léger recul du nombre total d’interventions.
Introduction du Da Vinci et ouverture de la nouvelle base de Lausanne
Outre les activités opérationnelles quotidiennes, la Rega est en passe de concrétiser quelques projets d’envergure. L’introduction du nouvel hélicoptère de montagne AgustaWestland Da Vinci, générant un investissement total d’environ 112.5 millions de francs, entre en phase finale. Première mission réussie pour le Da Vinci : le 29 octobre 2009, la base Rega de St. Gall secourt près de Schwägalp un jeune randonneur grièvement blessé. En 2010, les nouveaux hélicoptères seront opérationnels sur toutes les bases de montagne. Ainsi s’achève avec succès le renouvellement de la flotte de la Rega, débuté il y a huit ans avec l’achat de l’Eurocopter EC 145 pour les bases de plaine.
La mise en service en automne 2009 des nouveaux locaux de la base de Lausanne revalorise de manière significative les infrastructures romandes. Le prochain pas sera réalisé au Tessin, où est planifié en 2010 - sur le périmètre de l’aéroport de Locarno - le début des travaux de construction d’une nouvelle base. Forte d’une situation financière saine, la Rega peut consentir à de tels investissements, et ce en toute autonomie.
La „Life-Box“ élargit la palette des missions
La Rega pose des jalons également du point de vue médical. En collaboration avec le « Centre de neuro-cardiologie du Lac de Constance » à Kreuzlingen, une « machine coeur-poumon » high tech a été utilisée à bord d’un hélicoptère de sauvetage et d’un avion-ambulance de la Rega. Cette « Life-Box » permet désormais le transfert de patients – en insuffisance cardio-respiratoire aigüe – vers un centre hospitalier spécialisé.
Le soutien ininterrompu et croissant des donatrices et donateurs démontre que les Suisses continuent à porter la Rega en haute estime. Cette organisation unique de sauvetage aérien, basée sur le système de la solidarité des donateurs, et sans aide étatique, compte 2.21 millions de cartes de donateurs enregistrées à la fin de l’année dernière, une augmentation moyenne de 3.3 % en 2009.

Premier transport de patient pour le Da Vinci, le nouvel hélicoptère de la Rega
L’équipage Rega de la base de St-Gall a effectué jeudi soir passé sa première opération de treuillage à bord du nouvel hélicoptère Da Vinci. Les sauveteurs ont transporté le patient hors de la paroi escarpée dans le filet horizontal.
Atterrissage sur le site intermédiaire, station aval du téléphérique du Säntis. Photo: Rega
Peu avant dix-sept heures, l’alerte a été donnée à la Rega : un jeune randonneur de montagne avait glissé et gisait blessé dans la neige. L’équipage de St-Gall a alors embarqué dans le nouvel hélicoptère de sauvetage, l'AgustaWestland Da Vinci, pour se rendre sur les lieux de l’accident. Le terrain étant très escarpé, ils ont tout d’abord hélitreuillé un sauveteur spécialisé du Club Alpin Suisse CAS (poste de sauvetage du Schwägalp) auprès du blessé. Le sauveteur a sécurisé le lieu de l’accident afin que le médecin puisse fournir les premiers soins au blessé. Le pilote a ensuite évacué le patient dans le filet horizontal et le médecin, tous deux accrochés au treuil. Une fois posé sur le site d’atterrissage intermédiaire du Schwägalp, l’équipage a installé le blessé sur le matelas coquille avant de repartir vers l’hôpital.
Balade en montagne dans la neige
Les deux jeunes randonneurs étaient montés jeudi matin depuis le Schwägalp jusqu’au Säntis. En descendant, l’un d’eux a perdu l’équilibre et glissé sur 100 m avant de tomber d’une paroi rocheuse de 10 m de haut. Grièvement blessé, allongé dans la neige après le coucher du soleil, il a également souffert du froid.
Mise en service du AG Da Vinci dans les autres bases Rega
La formation des équipages des autres bases de la Rega est actuellement en cours. Le Da Vinci entrera en service sur les bases d’Untervaz d’ici fin novembre et d’Erstfeld d’ici fin décembre. En 2010, Locarno, Wilderswil et Samedan suivront.

La Rega toujours plus sollicitée : nombre de missions en hausse
Avec 14'215 missions, la Rega enregistre pour 2008 une augmentation d’interventions en Suisse et à l’étranger, une moyenne de 39 missions quotidiennes. Le nombre d’interventions en hélicoptères s’élève pour la 1ère fois à plus de dix mille (10'425), soit 29 missions par jour en moyenne.
Avec l’arrivée cette année du nouvel hélicoptère de montagne AgustaWestland Da Vinci, la Rega achève la 2ème étape du renouvellement de ses appareils et répond au nombre croissant de sollicitations. Photo: Rega
La hausse du nombre de missions effectuées par la Rega en 2008 est avant tout liée à une météo favorable et à l’augmentation des activités de loisirs qui en découlent. Les Suisses ont davantage voyagé l’an dernier, contribuant à cette hausse tendancielle. Au total, la Rega a effectué ou organisé 14’215 interventions en 2008, soit 780 de plus que l’année prédécente (+ 5.8%). Les hélicoptères de la Rega ont été sollicités à 10’425 reprises (+ 4.8% en un an). 1'304 patientes et patients ont été rapatriés de l’étranger, un chiffre supérieur à 2007 (+64). Cette évolution démontre que les services de la Rega sont plus que jamais sollicités.
Avec la mise en service du nouvel hélicoptère de montagne AgustaWestland Da Vinci ; la Rega achève le renouvellement de la flotte initié en 2002 avec les bases de plaine. Les hélicoptères de sauvetage de type Agusta A 109 K2 engagés depuis 1992 sont remplacés par 11 hélicoptères de dernière génération.
Nouveaux hélicoptères de montagne pour la Rega
Les hélicoptères de sauvetage Agusta A 109 K2 cèdent leur place à des appareils de dernière génération, les AgustaWestland Da Vinci.
Onze AgustaWestland Da Vinci, spécifiques au sauvetage en altitude, seront livrés jusqu’au printemps 2010 à six bases de montagne.
Le développement technique s’accélère aussi dans le domaine de la flotte héliportée. Points forts du nouvel appareil : des coûts de maintenance moins élevés que ceux enregistrés sur l’ancienne flotte, de moindres émissions sonores pour des performances supérieures. Pour ces raisons, le renouvellement - sur 15 ans - des hélicoptères de montagne fait partie intégrante de la politique d’investissement de la Rega.
L’AgustaWestland Da Vinci est spécialement adapté aux besoins particuliers du sauvetage en montagne. Il répond notamment aux exigences élevées de la Rega par les caractéristisques suivantes :
moteur biturbine;
contrôle digital complet des moteurs (FADEC) ;
limite opérationnelle jusqu’à 4’500 mètres (atmosphère standard +20°), hauteur maximale 6’000 mètres ;
cabine plus spacieuse que sur l’ancien modèle ;
tableau de bord (complètement digital, autopilote 4 axes, Enhanced Vision – caméra infrarouge, système de détection d’obstacles FLOICE, Trafficwarnsystem TCAS) ;
treuil de sauvetage avec une longueur de cable de 90 m. / capacité de charge 270 kg (contre 50 m. et 204 kg pour l’ancien modèle) ;
concept médical entièrement révisé.
La topographie de la Suisse, en particulier lors de missions en haute montagne, nécessite de l’hélicoptère et de ses moteurs d’excellentes performances en altitude. L’AgustaWestland Da Vinci est ainsi équipé de deux turbines de type Pratt & Whitney PW207C ; elles fournissent au maximum 730 CV.
De 1991 à 1995, la Rega achète quinze hélicoptères de sauvetage Agusta A 109 K2 en lieu et place des douze Alouette III SA 319 B et des trois Bölkow BO 105 CBS. La flotte héliportée se compose d’un seul type d’appareil, jusqu’à l’acquisition d’hélicoptères de type Eurocopter EC 145 pour les bases de plaine de Lausanne, Berne, Bâle et Zürich. Ce premier pas vers le renouvellement de la flotte s’est achevé à fin 2002. La deuxième étape se concrétise avec l’achat du nouvel Da Vinci pour les bases de montagne d’Untervaz, Locarno, St. Gall, Erstfeld, Samedan et Wilderswil.
Le 16 avril prochain, le nouvel hélicoptère de montagne se posera pour la première fois sur le tarmac de la base Rega de Locarno.

Près de 13'500 missions en 2007 : La Rega très sollicitée !
Avec 13'435 missions en 2007, soit une hausse globale de 4.3% sur un an, la Rega a été très sollicitée l’an dernier. Ce chiffre comprend près de dix mille interventions héliportées (9'949) – le record de 2003 est presque égalé !
Le nombre de rapatriements de l’étranger affiche lui aussi à la hausse, avec près d’un millier de missions (993). L’an dernier, 55 ans après la fondation de la Garde aérienne suisse de sauvetage, les hélicoptères de la Rega ont effectué en moyenne 28 interventions par jour.
Des hélicoptères…
La Rega a transporté plus de 1'513 patients l’an dernier pour des causes liées à la pratique des sports d’hiver. Statistiquement stable, ce chiffre reflète la première cause d’intervention. Autres facteurs à l’origine des missions héliportées : les accidents du travail (999, + 10%), les accidents de la route (1107, + 5.4%) et les accidents de montagne (736, +2.8%). On a néanmoins observé une baisse de 25% des accidents liés aux avalanches (45).
Plus d’une mission sur cinq s’effectue de nuit ; les hélicoptères de la Rega sont « sortis » plus de deux mille fois l’an dernier (2'043), une hausse marquée de 13%. Alors qu’elles étaient autrefois exceptionnelles, ces interventions font désormais partie du quotidien des équipes de sauvetage. Outre les hélicoptères biturbines, des moyens techniques perfectionnés - comme des jumelles de vision nocturne ou des appareils de cartographie numérique assistés par satellite - contribuent à la réussite et à la sécurité des interventions nocturnes.
…aux avions ambulance
La Rega a géré près de mille rapatriements de l’étranger en 2007 (993, plus 2,5% en un an). La grande majorité de ces vols sanitaires (848) sont effectués directement par le biais des avions ambulances de la Rega (Challenger CL 604), regroupant fréquemment plusieurs patients entourés d’une équipe médicale hautement qualifiée (médecin, infirmier et deux pilotes). Les autres rapatriements ont été effectués par des avions de ligne.
La Rega a renforcé la gestion médicale des secours d’urgence. Les médecins de la Rega assistent les patients séjournant à l’étranger 24 heures sur 24 ; ils prennent contact avec les médecins sur place afin décider des traitements appropriés, le cas échéant organiser un transport dans un autre hôpital. Cette gestion permet d'identifier les cas ne nécessitant pas impérativement un rapatriement vers un hôpital suisse. En lien avec les médecins sur place, ceux de la centrale Rega sont en mesure de dresser des diagnostics pointus et qualifiés. Si le nombre de cas à traiter est globalement en hausse de 7.6% (1'834 en 2007 contre 1'704 l'année précédente), l’augmentation effective des rapatriements reste proportionnellement inférieure (+ 2.5%).

La Rega soutient une campagne de prévention du bpa : Ensemble, pour plus de sécurité dans le sport
Difficile à croire : les sports d’hiver sont responsables d’un millier d’accidents par jour dans notre pays. Les spécialistes s’accordent pour dire que ce chiffre peut être réduit. La Rega contribue à éveiller la conscience pour davantage de sécurité dans la pratique du ski et du snowboard.
Sur les affiches on voit une armada d’hélicoptères rouge et blanc voler au secours des victimes.
Il s’agit de l’une des campagnes les plus importantes que le Bureau suisse de prévention des accidents (bpa) ait jamais lancée. Sur trois saisons d’hiver consécutives, il veut rendre skieurs et snowboarders plus sensibles aux questions de sécurité. Car, tout à fait entre nous, qui n’a pas ressenti un brin de mauvaise conscience en constatant que, sur ses skis, la vignette bpa de contrôle des fixations datait quelque peu ? Cette mesure est pourtant l’une des nombreuses que chacun peut prendre, à peu de frais, pour renforcer sa sécurité.
La campagne « Sécurité dans les sports de neige » cible les 13 à 30 ans, les encourageant notamment au port des équipements de prévention – casque pour le ski, protège-poignets pour le snowboard. Si elle insiste sur le respect de ces Prévention consignes, elle ne veut pas pour autant enlever aux gens le plaisir du sport. C’est pourquoi elle a choisi le slogan : « Faire du sport en toute sécurité ».
La Garde aérienne suisse de sauvetage tient la vedette, aussi bien sur les affiches que dans le spot diffusé à la TV et au cinéma. Grâce à une technique d’animation bien maîtrisée, on y voit une armada d’hélicoptères rouge et blanc voler au secours des victimes, symbolisant le nombre impressionnant d’accidents qui surviennent quotidiennement dans les sports d’hiver. Des recommandations concrètes, illustrées par des devises telles que « Protège-toi avec ton casque », visent à faire passer le message de façon divertissante.

Commande de huit nouveaux hélicoptères: La Rega renouvelle sa flotte de montagne
Après le renouvellement de sa flotte d’hélicoptères pour les bases de plaine, la Rega (Garde aérienne suisse de sauvetage) modernise ses bases de montagne en les dotant progressivement de 8 nouveaux hélicoptères de type Agusta Grand.
Ce renouvellement de la flotte Rega est un investissement de plus de 80 millions de francs.
Photo : Rega
Les premiers appareils rejoindront la flotte de la Rega dès fin 2008. Un an plus tard, l’ensemble des huit nouveaux hélicoptères seront à disposition des bases de montagne. Il y a quatre ans, la Rega renouvelait la flotte de ses bases de plaine (Lausanne, Bâle, Berne et Zurich) avec l’Eurocopter EC 145, hélicoptère qui a fait ses preuves lors de missions les plus diverses. Aujourd’hui, la Rega aborde la deuxième phase du projet en prévoyant le remplacement des appareils Agusta A 109 K2, en service depuis plus de quinze ans, par des hélicoptères Agusta Grand de la dernière génération. Un investissement de plus de 80 millions de francs.
Huit nouveaux hélicoptères pour la montage
La flotte d’appareils A 109 K2 sera peu à peu remplacée par huit nouveaux hélicoptères de type Agusta Grand. Ce nouveau modèle, issu de la famille du A 109 K2 et construit par l’entreprise Agusta-Westland en Italie, est techniquement plus évolué. Cet hélicoptère de montagne biturbine, dont le prix unitaire s’élève à 10.2 millions de franc, se caractérise par divers avantages : un niveau sonore réduit, une cabine plus spacieuse, la grande puissance de ses turbines, des frais d’entretiens moindres et d’excellentes performances en altitude.

Opérations de sauvetage : Année record pour la Rega
Les conditions météorologiques de l’an dernier ont poussé la Garde aérienne suisse de sauvetage (Rega) à battre un nouveau record : le nombre d’interventions héliportées a atteint 9'578, en hausse de 6,4 % par rapport à l’année précédente.
En 2006, la Rega est intervenue 12'875 fois, ce qui représente une augmentation d’environ 4% du nombre de missions.
Photo : Rega
Le nombre de rapatriements de l’étranger marque une très légère baisse (1,3 %) ; si les jets ambulance de la Rega ont effectué l’an dernier autant de missions qu’en 2005, soit 791 exactement, le nombre de rapatriements à bord d’avions de ligne a diminué de 4,2% à 362 missions.
Le nombre d’interventions effectuées par la Rega croît depuis de nombreuses années. L’année écoulée n’a pas failli à la règle puisque les conditions météorologiques extrêmes de l’été 2006 se sont répercutées sur l’activité des sauveteurs. Juillet et septembre ont été des mois « record »; c’est la première fois que les hélicoptères des 13 bases de la Rega ont effectués autant de missions suite à des accidents de montagne.
En 2006, la Rega est intervenue 12'875 fois (12'385 en 2005), ce qui représente une augmentation d’environ 4% du nombre de missions. Le record absolu de 2003, année de tous les excès météorologiques, soit 10’196 interventions héliportées, est presque atteint. De plus, le nombre d’interventions suite à des accidents de montagne a crû de 9%, tout comme pour les sports d’hiver (+11,7%), les accidents de sport (+15,2%) ou les accidents professionnels (+1,6%). Avec 1'514 personnes sauvées, les missions liées aux sports d’hiver demeurent en tête des statistiques d’intervention de la Rega.
Rapatriements de l’étranger : assistance et conseils médicaux par téléphone
Globalement, les rapatriements depuis l’étranger ont légèrement fléchi. En revanche, les rapatriements depuis des régions très éloignées de la Suisse et la durée des vols sont en constante augmentation, avec pour conséquence une augmentation de 0,3% du nombre d’heures de vol effectués par les jets.
Les situations d’urgences survenant à l’étranger n’aboutissent pas toutes à un rapatriement. En 2006, 1’704 vols de rapatriement vers la Suisse ont pu être évités (1’592 en 2005) grâce à des conseils médicaux prodigués par téléphone ou à l’organisation d’une assistance médicale directement sur place.

2 millions de donateurs : cap historique pour la Rega
Avril 2007 est une date historique pour la Rega. La Garde aérienne suisse de sauvetage accueille aujourd’hui dans ses rangs son deux millionième donateur, une famille romande de Veyrier (GE).
2 millionième donateur de la Rega : La famille van der Bent de Veyrier (GE) a été fêtée sur la base Rega de Lausanne.
Cette étape a été marquée ce jour par une cérémonie officielle en l’honneur des lauréats qui a débuté sur la base de Lausanne et s’est poursuivie au « Rega-Centre » à Zürich. Les contributions des donateurs, près de 75 millions de francs en 2006, représentent le 56.2% des revenus totaux de l’institution. Cet exceptionnel système de contributions volontaires et de financements privés assure à la Rega son indépendance et renforce un modèle de sauvetage aérien largement admiré dans le monde entier.
Unique au monde: financement privé du sauvetage aérien
Dans le monde entier, le sauvetage aérien est financé par l’Etat ou bénéficie de subventions publiques. En Suisse, cette tâche est assurée par les donatrices et donateurs de la Rega. Grâce à leurs contributions volontaires, ils assurent l’existence d’un système national de sauvetage aérien, prêt à intervenir 24h/24h et 365 jours par an. Avec son service de sauvetage aérien très moderne, reposant sur l’initiative et le financement privé, la Suisse fait l’admiration du monde entier. La Rega est d’ailleurs souvent prise comme modèle par d’autres pays lors de la mise en place d’organisations de sauvetage aérien.
Contributions des donateurs : la principale source de revenus
En 2006, les contributions des donateurs se sont élevées à 74,7 millions de francs ; cette somme représente le 56,2% des revenus totaux de l’institution. En comparaison des 52,2 millions de francs provenant des missions effectuées, l’assise financière et le service de vol sont clairement assurés par ses donatrices et donateurs. De plus, ce système original de contributions volontaires garantit à la Rega son indépendance à l’égard de toute tentative d’influence commerciale ou politique.

Transport urgent d’un prématuré : 250 000e intervention de la Rega
Vendredi le 17 novembre au soir, la Rega a transporté un enfant prématuré d’Engelberg (OW) à l’Hôpital pédiatrique de Lucerne. Grâce à une collaboration optimale de tous les acteurs, l’intervention s’est déroulée sans problème, et l’enfant se porte bien. Il s’agit de la 250 000e mission de la Rega depuis sa fondation.
L’équipe de néonatologie de l’hôpital pédiatrique de Lucerne et le pilote de la Rega se réjouissent de l’intervention réussie en faveur d’un enfant né prématurément.
Prise de contractions, la mère du nourrisson, une touriste allemande, s’était rendue dans un cabinet médical à Engelberg. L’enfant y est né environ six semaines avant terme.
La base de la Rega à Erstfeld a transporté à Engelberg une équipe spécialisée en néonatologie et un incubateur de l’Hôpital pédiatrique de Lucerne. Vers 19h, une ambulance de la ville, escortée par la police cantonale, a mené l’enfant dans sa couveuse du cabinet médical jusqu’à l’hélicoptère. La petite Justine a décollé dans l’obscurité pour son premier vol. Douze minutes plus tard, elle était confiée au personnel des urgences de l’hôpital. Le nourrisson semble avoir bien surmonté l’excitation suscitée par son arrivée prématurée, et ses jours ne sont pas en danger.
Le comptage des interventions de la Rega remonte à 1952, année de sa fondation, et porte sur l’ensemble des missions organisées par sa centrale d’intervention : vols de sauvetage ou de transfert, rapatriements, transports d’organes et de médicaments, mais aussi transports de bétail pour l’agriculture de montagne. Lors de sa 200 000e mission, le 1er août 2002, la Rega avait porté secours à un alpiniste tombé dans une crevasse en Engadine.

La Rega se dote de huit nouveaux hélicoptères de type Agusta Grand
Le Conseil de fondation de la Rega donne son feu vert à la deuxième étape du renouvellement de la flotte.
La livraison des hélicos Agusta Grand à la Rega sera effective entre 2008 et 2009.
Le renouvellement de la flotte a été entrepris avec l’achat d’appareils de type Eurocopter EC 145, destinés aux bases de plaine de Lausanne, Berne, Bâle et Zurich. Sa première phase s’est achevée à la fin 2003.
Il restait à renouveler les hélicoptères desservant les bases de montagne, les Agusta A 109 K2 vieux de quinze ans par des engins de la dernière génération.
Le Conseil de fondation a donc décidé 11 septembre 2006, au terme d’un processus d’évaluation approfondi, de remplacer les fidèles A 109 K2 par huit Agusta Grand. Produit par la société italienne Agusta Westland, l’Agusta Grand est le modèle techniquement le plus abouti qui succède aux appareils de type A 109 K2 et A 109 Power.
Parmi les points forts de ce nouvel engin biturbine destiné aux zones montagneuses: de moindres émissions sonores, une cabine plus spacieuse, des réacteurs plus performants et sophistiqués, des coûts de maintenance réduits ; à relever enfin, tout particulièrement, sa puissance en altitude, préalable indispensable aux missions en montagne.
Le coût de chacun de ces hélicos est de 10,2 millions de francs. Leur livraison à la Rega sera effective entre 2008 et 2009.

Rega : davantage de missions en 2005
Pour la Garde aérienne suisse de sauvetage (Rega), 2005 a été une année extrêmement dense. Outre les catastrophes de grande envergure survenues à l’étranger, les intempéries qui se sont abattues sur la Suisse à la fin du mois d’août l’ont mise à forte contribution.
Les chutes de neige exceptionnelles de mars 2006 ont occasionné une hausse proportionnelle du nombre d’interventions liées à des avalanches.
Lors des secours apportés aux victimes des intempéries, les équipes de la Rega ont figuré parmi les sauveteurs de la première heure, permettant l’évacuation de nombreuses personnes dans les régions affectées par des glissements de terrain et des inondations. Les secouristes de la Rega sont intervenus sans relâche, notamment dans les régions les plus touchées par les intempéries tels l’Oberland bernois, la Suisse centrale et le canton des Grisons, pour évacuer les personnes menacées par le débordement des eaux.
Au total, la Rega a secouru quelque 200 personnes mises en danger par les inondations.
Tous les domaines à la hausse, excepté la route
Parmi les faits réjouissants, il convient de citer le recul du nombre d’interventions en faveur des victimes d’accidents de la circulation, qui est passé de 1184 en 2004 à 1044 en 2005, ce qui correspond à 140 cas en moins ou à une baisse de 11,8%. Ce résultat s’inscrit comme une conséquence du recul général du nombre d’accidents graves de la route.
Tous les autres types d’intervention ont enregistré une hausse. Cette tendance s’applique en particulier aux accidents de travail, qui sont passés de 808 en 2004 à 894 en 2005, soit 86 cas supplémentaires ou une augmentation de 10,6%. Le nombre des accidents en montagne a également augmenté, passant de 593 en 2004 à 657 en 2005, ce qui correspond à 154 missions supplémentaires ou à une hausse de 10,8%.
Le nombre de patients transportés en raison de maladies a augmenté de 6,5% en 2005 pour atteindre 2636 cas, soit 162 de plus qu’en 2004 (2474 patients).
Plus d’urgences médicales à l’étranger
Le nombre de patients qui ont eu besoin d’une assistance et d’un conseil suite à un problème médical à l’étranger est passé de 2452 (2004) à 2590 (2005). Le nombre de personnes rapatriées à bord d’un avion de ligne est passé de 319 (2004) à 378 (2005), soit 59 cas de plus ou une hausse de 18,5%. Cette augmentation est notamment imputable à l’accident de car survenu le 8 mai en Turquie, à la suite duquel 35 personnes ont été rapatriées à Zurich à bord d’un avion affrété auprès d’une compagnie aérienne.
Les avalanches suscitent un nombre record de missions
Les chutes de neige exceptionnelles et les conditions météorologiques hors du commun de ce mois de mars 2006 ont occasionné une hausse proportionnelle du nombre d’interventions liées à des avalanches. Au cours du seul premier trimestre 2006, les sauveteurs de la Rega ont ainsi été sollicités à 62 reprises lors de telles circonstances. Pour comparaison, le précédent record était survenu en 1985 : en douze mois, les équipes de la Rega étaient intervenues 53 fois suite à des avalanches.

TCS et REGA renforcent leur collaboration lors de grands événements
Le Touring Club Suisse (TCS) et la Garde aérienne suisse de sauvetage (Rega) ont mis en service un numéro d’appel d’urgence commun, soit le 0800 384 384, qui sera activé en cas de grands événements.
Mise en service du numéro d’appel d’urgence commun 0800 384 384
Avec cette nouvelle prestation, les deux organisations manifestent leur volonté de mieux informer la population en cas de crise. Plusieurs catastrophes naturelles, accidents et attentats terroristes dans un passé récent ont révélé qu’un grand nombre de personnes contactent le TCS et la Rega pour avoir des informations sur le sort de leurs parents et proches.
La responsabilité opérationnelle du nouveau numéro d’appel d’urgence 0800 384 384 incombe au TCS. En cas d’événement grave, la cellule de crise existante sera renforcée par des spécialistes du TCS et de la Rega, si bien que les personnes répondant au numéro d’appel d’urgence seront à même d’informer rapidement et de manière compétente les appelants.
Le TCS et la Rega assument ensemble la responsabilité de ce nouveau dispositif de crise. Ces deux organisations représentent au total quelque trois millions de membres et de donateurs. Elles collaborent étroitement depuis de nombreuses années et disposent d’une grande expérience dans le domaine de l’assistance. La notoriété et la compétence des deux centrales d’intervention respectives ne sont plus à démontrer.
