Une personne sur sept n’a pas accès à l’eau potable. Toutes les 15 secondes, un enfant meurt des suites du manque d’hygiène. La Croix-Rouge s’engage pour un meilleur approvisionnement en eau potable.

Dans les régions rurales des pays pauvres, les habitants doivent aller chercher l’eau à des puits souvent situés à des kilomètres – quand ils ne doivent pas tout simplement se contenter de l’eau insalubre des mares et des rivières. En outre, dans certains pays, les puits sont contaminés par des substances naturelles toxiques. Ainsi, au Bangladesh, la présence d’arsenic dans l’eau menace la vie de la population sans qu’elle en soit consciente. Les toilettes font par ailleurs souvent défaut.
Cette situation est à l’origine du développement de nombreuses maladies dangereuses. La diarrhée qui, en Afrique et en Asie, compte parmi les premières causes de mortalité chez les enfants, est ainsi liée à la consommation d’eau insalubre.
Disposer d’eau en quantité suffisante est également nécessaire à une hygiène de base – autre préalable à la santé. L’incapacité de se laver régulièrement les mains et le visage favorise la propagation des problèmes oculaires, des maladies cutanées et de diverses autres affections.
Dans le cadre de ses programmes de santé, la CRS œuvre en faveur d’un accès facilité à l’eau potable et d’une meilleure hygiène. Elle aide ainsi la population népalaise à construire des puits et à poser des conduites d’eau. De même, au Cambodge, des bénévoles de la Croix-Rouge montrent aux habitants comment filtrer les eaux souillées. Au Mali et au Togo, d’autres volontaires informent les populations sur les conséquences du manque d’hygiène, tandis qu’en Haïti, des villageois profitent de leurs conseils pour se bâtir des latrines. Car eau salubre et hygiène sont deux conditions essentielles à la santé.