La première génération de migrants venus en Suisse pour travailler au lendemain de la Seconde Guerre mondiale était originaire d’Italie et d’Espagne. Dans l’intervalle, ces migrants ont atteint l’âge légal AVS. Quel est leur degré d’intégration sociale? Qu’en est-il de leur état de santé? Ce sont les questions auxquelles se propose de répondre une conférence organisée par la CRS et Pro Senectute.
En plus de diffuser des informations, la conférence entend rendre hommage au travail fourni par la première génération de migrants dans les domaines économique, social et culturel.
Au cours des décennies de haute conjoncture de l‘après-guerre, des dizaines de milliers de personnes ont quitté les régions alors pauvres d’Europe du Sud pour venir s’installer en Suisse et y trouver du travail, dans des usines ainsi que dans la construction de routes, de tunnels et d’autres infrastructures. Cette main-d’œuvre requise n’en était pas moins traitée avec méfiance, ce dont témoigne la durée des autorisations de séjour qui lui étaient délivrées, laquelle correspondait à celle du contrat de travail. En réalité, toutefois, nombre de ces migrants sont restés en Suisse et y ont vieilli.
On ne dispose que de peu d’informations sur les conditions dans lesquelles les membres de la première génération de migrants vivent à l’heure actuelle. Désireux de combler cette lacune et de tirer les enseignements qui s’imposent pour le travail et la politique en matière de vieillesse, le Forum national âge et migration – un regroupement d’organisations actives dans les domaines de la vieillesse et de la migration – a décidé de mettre sur pied un événement de portée nationale.
Organisée par la CRS et Pro Senectute, la conférence du Forum national âge et migration s’adresse aux experts des secteurs social et de la santé, aux membres des organisations de migrants ainsi qu’à toute personne intéressée par les questions ayant trait à la migration et à la vieillesse.
La conférence se tiendra à Berne le 30 novembre prochain. L’exposé final sera présenté par la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.
