Dernières statistiques du Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre de la CRS : une longue liste d’attente et tout autant de patients.
Mettre des mots sur l’indicible : une offre du Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre.
En 2007, le Service ambulatoire a traité 310 patients, dont dix enfants et adolescents en thérapie individuelle. Le nombre de patients et celui des consultations et des traitements – environ 2800 – n’ont pratiquement pas changé par rapport à l’année précédente. La liste d'attente est encore longue.
Des thérapies adaptées aux jeunes et aux enfants
Deux psychothérapies de groupe pour enfants comptant 24 séances et une psychothérapie de groupe pour adolescents ont été mises en œuvre. Le recours aux interprètes est resté stable, passant de 1371 prestations à 1387.
Au nombre de 136, les patients d’origine turque ont de nouveau été les plus nombreux en 2007. On a en revanche constaté une diminution du nombre de personnes en provenance des pays de l’ex-Yougoslavie ; ils n’étaient plus que 47 contre 58 l’année précédente. Enfin, le nombre d’Africain parmi les bénéficiaires des prestations du Service ambulatoire est en légère progression.

Portes ouvertes du Service ambulatoire : Un hangar d’un genre particulier
Les portes se sont ouvertes – et les visiteurs ont afflué: le Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre CRS était ouvert au public à l’occasion de la Journée des droits de l’homme.
Une voisine découvre les lieux : Yirina Chablais a appris lors de la journée portes ouvertes du Service ambulatoire que la CRS venait en aide aux personnes victimes de tortures.
C’est poussée par la curiosité qu’Yirina Chablais a franchi les portes du Service ambulatoire. « J’aimerais savoir ce qui se passe dans ce hangar», explique cette voisine des lieux. Avec timidité mais aussi beaucoup d’intérêt, elle jette un œil dans les locaux du Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre.
Personnes intéressées, patients, représentants des médias, spécialistes : ils sont nombreux à avoir, comme elle, saisi cette occasion unique de découvrir le Service ambulatoire de l’intérieur. Ils ont ainsi pu poser un regard sur les lieux où les victimes de tortures viennent relater les violences qu’elles ont subies - et où les collaborateurs de la CRS tentent de les aider à retrouver une vie normale.
Triste, mais vrai
Une tâche plus que nécessaire, comme le dit Conrad Frey, responsable du Service ambulatoire. «C’est triste à dire, mais la mission du Service ambulatoire est loin d’être terminée.» En effet, la torture est encore pratiquée dans 114 pays. «Le Service ambulatoire s’est beaucoup développé dans les onze dernières années, devenant un centre de compétences reconnu dévolu aux thèmes de la torture et de la guerre», ajoute Dagmar Domenig, membre de la Direction CRS.
Des photos sont consultables dans la colonne de droite.

Le sport comme thérapie
Depuis peu, le Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre de la CRS propose des programmes sportifs à ses patients. Objectif : leur permettre d’avoir une activité physique régulière.
Concentrés sur la balle : des patients du Service ambulatoire en pleine partie de volley
Le sport peut aider les victimes de la torture et de la guerre dans leur démarche d’intégration. En effet, il leur offre un espace où ils peuvent nouer des contacts et se sentir reconnus. Pour pouvoir proposer ce nouveau programme à ses patients le Service ambulatoire doit se doter d’équipements sportifs de qualité.
Le volley, un sport apprécié
Le club de volley Zeiler Köniz, connu à l’échelle internationale, a offert neuf ballons au Service ambulatoire.
Ce sport collectif rencontre beaucoup de succès auprès des patients ; ils sont nombreux à s’être pris au jeu.
Nouveau numéro du magazine FOLTER consacré à l’Afrique
Les Africains ont la capacité de vivre dans l’instant présent. Les traitements peuvent donc s’appuyer sur cette faculté, explique Laurent Subilia, responsable de l’antenne genevoise du Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre. L’Afrique est le thème principal de l’édition 2/2007 du magazine FOLTER.
Le nouveau numéro du magazine FOLTER (en allemand) relate l’histoire de victimes de la torture et de la guerre en Afrique.
Actuellement, de nombreux réfugiés d'Erythrée – de jeunes déserteurs – viennent chercher asile en Suisse. Tesfaye a voulu s’enfuir parce qu’il était humilié et opprimé par son commandant pour des raisons ethniques. Son évasion ayant échoué, il a été capturé et torturé. La psychothérapie et la thérapie corporelle qu’il suit auprès du service ambulatoire l’aident à sortir du « trou noir » dans lequel son âme s’est réfugiée.
Ce numéro aborde également le thème particulièrement tragique des enfants soldats. Au Sierra Leone, la Croix-Rouge locale a mis sur pied quatre centres qui aident les jeunes qui ont été enrôlés de force à se réinsérer dans la société.
Ezren est un jeune homme, comme la majorité des patients du nouveau service de soins médicaux aux sans-papiers, ouvert par le service ambulatoire. Annagun von Reding nous en dit plus sur cette offre à bas seuil dans la rubrique « Aktuell ».
A ne pas manquer : la journée portes ouvertes
Le 10 décembre a été déclaré « Journée des droits de l’homme ». Le Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre de la CRS ouvrira ses portes au public à cette occasion. Vous trouverez une invitation à cet événement sous le lien « Matériel ».

Journée des droits de l’homme – journée portes ouvertes
Le 10 décembre, Journée des droits de l’homme, le Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre CRS (afk) ouvre ses portes. Les personnes intéressées pourront découvrir les activités variées de cette institution pionnière.
A l’occasion de la Journée des droits de l’homme, le Service ambulatoire ouvre ses portes. L’occasion pour vous de découvrir ses prestations variées à l’intention de personnes particulièrement vulnérables.
Le 10 décembre – Journée des droits de l’homme – le Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre CRS (afk) ouvre ses portes pour la première fois depuis son inauguration il y a douze ans.
Cela fait un peu plus d’un an que l’afk a pris possession de ses nouveaux locaux à la Werkstrasse 16 à Wabern (Berne). Le lundi 10 décembre 2007, des invités et le public intéressé pourront visiter le Service ambulatoire entre 15h et 20h.
Présentation de la nouvelle prestation «Soins médicaux aux sans-papiers»
Quelques stands donneront un aperçu des différentes tâches de l’afk. Un accent particulier sera mis sur la nouvelle prestation «Soins médicaux aux sans-papiers». Les visiteurs auront également la possibilité de visionner le film «Tochter des Meeres», réalisé par Bruno Moll sur mandat de l’afk. Ce documentaire dresse le portrait d’une femme soutenue par le Service ambulatoire. Les patients participent aussi à cet événement dans la mesure de leurs possibilités – ils donneront une touche toute particulière à l’apéritif en proposant des spécialités culinaires de leurs pays d’origine.
